Etienne Henri LALEMAN

Peintures
Accueil     Préface     Biographie     Critiques     Artrinet     Oeuvres     Oeuvres récentes     Expos     Ateliers     Ecrits      
 

 



La passion de surprendre

Quelque part entre Vilon et le cubisme parfaitement digéré - ce cubisme est pour Laleman une manière d’être et non pas une école, encore moins une copie - quelque part entre Magritte et des traces de Pollock, Laleman dresse son outillage, établit ses repères, engendre son jeu subtil et parfois ironique. Qu’il joue sur la diffraction, une forme de stroboscopie issue d’un collage imaginaire, qu’il établisse des forces tenaces, des puissances sidérales brisées sur le silence ou quelque jardin extraordinaire, il bâtit une œuvre sensible, instable, pure et prometteuse. Car rien visiblement n’est achevé, tout donc peut arriver.

Sur le travail de la matière -liquide, crayeuse, traversée de poussées de sève- sur la mise en scène tumultueuse et finalement organisée, Laleman bâtit des émergences du désir de bousculer les apparences. Il combat âprement pour acquérir la pureté d’un Arlequin qui rêverait dans un jardin d’étoiles. Il heurte des masses maléfiques sur des états d’âme angéliques. Le résultat dans l’ensemble est cahotique, questionneur , sympatique.

L’œuvre pantelante du désir de la recherche apparaît toute nue, avec ses indécisions, ses erreurs parfois ; mais elle est là, latente, surprenante, passionnée .

Roger BALAVOINE